DERAEDT, Lettres, vol.7 , p. 275

10 mar 1869 Nîmes MILLERET Marie-Eugénie de Jésus Bhse

Mon opinion sur l’achat que vous pourriez faire se confirme – Les Soeurs de Lyon et de Nîmes.

Informations générales
  • DR07_275
  • 3535
  • DERAEDT, Lettres, vol.7 , p. 275
  • Orig.ms. ACR, AD 1507; D'A., T.D. 24, n. 1006, pp. 44-45.
Informations détaillées
  • 1 DIRECTION SPIRITUELLE
    1 IMMEUBLES
    1 OBLATES
    1 PRIEURE DE NIMES
    1 RELIGIEUSES DE L'ASSOMPTION
    2 BOURDET, MARIE-FRANCOISE
    2 CABRIERES, ANATOLE DE
    2 CHAUVAT, MARIE-GENEVIEVE
    2 COURCY, MARIE-GABRIELLE DE
    2 EVERLANGE, MARIE-EMMANUEL D'
    2 GONTIER, MARIE-LAURENCE
    2 GOUY, MARIE DE JESUS DE
    2 GOUY, MARIE DU SAINT-SACREMENT DE
    2 PICARD, FRANCOIS
    2 VITTE, PIERRE-FERDINAND
    3 AUTEUIL
    3 BORDEAUX
    3 LYON
    3 NIMES
    3 ROCHEBELLE, FAUBOURG DU VIGAN
  • A LA MERE MARIE-EUGENIE DE JESUS
  • MILLERET Marie-Eugénie de Jésus Bhse
  • Nîmes, le 10 mars 1869.
  • 10 mar 1869
  • Nîmes
  • Evêché|de Nîmes
La lettre

J’ai reçu hier votre lettre du 7, ma chère fille. Je vous ai parlé de mon opinion sur l’achat que vous pouviez faire; elle se confirme, sauf la question matérielle. J’aperçois un dégoût des Jésuites en plein Bellecour. (Croyez ce que je vous dis.) En ce moment ils sont nuls. Si je pouvais vous donner un P. Picard, tout serait vite arrangé. Ma préoccupation est d’avoir des sujets, il m’en faut absolument. Priez Dieu et faites-le prier dans cette intention.

Ma présence à Lyon a eu un bon résultat. Il y a eu d’abord de la tension, même chez Soeur M. du Saint-Sacrement, puis on s’est mis à l’aise. Soeur M. de Jésus est venue me trouver pour me demander ce que voulait dire un mot du P. Vitte: « Ma fille, à Auteuil, on a découvert la vérité et on vous a rendu justice ». Je lui répondis que je ne savais pas ce que cela voulait dire, que je ne connaissais pas de tort grave allégué contre elle, mais une série de fautes de caractère, et que c’était de cela qu’elle avait à s’occuper. Sa physionomie s’épanouit à cette découverte qu’elle n’avait pu faire encore. Elle me promit d’y faire attention. Sa soeur fut un peu plus raide sur ce point et trouva qu’à B[ordeau]x on avait été bien sévère. Je l’engageai à ne pas se laisser mener par Soeur M. de Jésus. Elle m’assura que cela n’était pas; j’eus l’air de la croire. Soeur M.-Fr[ançoise] me parla et me montra son caractère couvert d’une couche de mysticisme. Cela peut lui faire du bien, mais elle me paraît toujours un peu pie grièche. Soeur M.-Geneviève vint la dernière, elle m’assura que Lyon lui faisait l’effet d’être corrigé des défauts reprochés jadis. Je fus très content d’elle. Soeur M.-Emm[anuel] fut constamment très gênée, à mes deux visites à la salle de communauté(1).

Ici Mère M.-Gab[rielle] va assez bien. M. de Cabrières m’a remercié avec effusion de tout ce qu’on lui a laissé faire pour Soeur M.-Laurence(2). Je crois utile qu’il s’abstienne du prieuré après cette bonne séparation, mais j’espère qu’en effet tout s’arrangera pour le mieux.

Adieu, ma fille. J’ai encore mille choses à vous dire, mais je suis un peu fatigué. Je préfère m’arrêter et recommencer une autre fois. Faites beaucoup prier pour que nous ayons des religieux.

Tout à vous du fond du coeur.

E.D'ALZON.
Notes et post-scriptum
1. Sr Marie-Emmanuel d'Everlange avait été la supérieure des Oblates à Rochebelle de décembre 1866 à juin 1867.
2. Pendant la dernière maladie de celle-ci.