(Confidentielle)
Cher ami,
Jean vous a dû arriver ce matin. Je vous conjure de le garder le plus possible à Paris. Il est au Vigan sous le coup de deux mauvaises influences. Je voudrais: 1° qu’il payât nos dettes; 2° qu’il bâtit un noviciat au Vigan; 3° qu’il vous achetât un terrain. Le reste viendra après. Que le P. Pernet ne lui parle pas trop de ses garde-malades. Cela viendra plus tard. Le P. Hippolyte lui a laissé acheter pour 300.000 francs au Vigan, je ne sais pourquoi. J’oubliais qu’il veut bâtir le noviciat au Vigan. Ceci est une bonne chose. Je vous conjure de ne pas l’en détourner. Je crois que vous et le P. V[incent] de P[aul], à qui vous pouvez communiquer ces lignes, pouvez lui donner le goût d’autre chose que de certains tripotages viganais(2).
Adieu. Je n’ai qu’une minute. J’arrive de Nice et suis ravi des arrangements des Soeurs.

