Cher ami,
Un mot seulement. Vous n’aurez que deux Oblates avec le P. Athanase, qui est ici et qui va bien mieux. Votre conduite envers les Conventuels me paraît sage de tout point; continuez, mais ayez la bonté de me tenir au courant(1). Le P. Athanase commence à aller mieux, mais il a besoin de très grands soins. Souvenez-vous de lui interdire le maigre pendant longtemps; le meilleur pour lui sera d’observer pendant votre absence, de se reposer, de ne pas donner de décisions; à votre retour, il connaîtra le pays, il aura repris son activité de tête. Vous aurez vu dans les journaux les attaques de La Bédollière contre moi et ma réponse. Je lui en envoie une encore aujourd’hui, que Dulac fera paraître ou gardera, selon qu’il le jugera opportun. La supérieure générale est fatiguée, faites bien prier pour elle. J’espère que, d’ici à quelque temps, vous aurez le P. Pierre; ce sera un admirable religieux, un excellent professeur et surveillant; je doute qu’avant quelques années il puisse être un bon supérieur(2).
Adieu, et tout vôtre en N.-S.

