Cher ami,
Ceci pour vous, le Père V[incent] de P[aul] et la supérieure. Il y a des difficultés, paraît-il, à obtenir le quatrième voeu d’étendre le règne de Jésus-Christ dans les âmes. Ne peut-on pas le remplacer par le voeu de nous porter à toutes les oeuvres que le Souverain Pontife nous proposera, dans le but de combattre la révolution et la franc-maçonnerie, qui est la grande et satanique incarnation de la révolution? D’une part, Jésus-Christ et l’Eglise; de l’autre, Satan et la franc-maçonnerie ou la révolution. Voilà, je crois, ce qui est plus évident que le jour.
J’ai préparé une note qui aurait la chance de réussir, je vais m’en occuper. Ce serait une Association contre la franc-maçonnerie, et l’Assomption prenant, selon sa petitesse, contre la Révolution le poste que les Jésuites occupèrent, il y a trois siècles, contre la Réforme(1).
Addio, car je suis pressé. Mon évêque ne va pas du tout bien. L’évêque de Tarbes(2) est à la mort; on a enterré M. d’Argy. Le cardinal Rauscher est gravement malade(3). Les gens meurent à Rome, comme partout ailleurs. Vous ai-je dit que nous avons découvert les relations intimes entre Orléans et l’ambassade de Prusse?
J’ai adressé au P. V[incent] de P[aul] une lettre qui était pour vous. Adieu, et tout à vous.

