Cher ami,
J’espère être à Nîmes le 4 ou 5 juillet, avant un mois par conséquent. Vous pouvez lui(1) dire que je crois à mon arrivée prochaine. A moi donc le discours. La difficulté qu’elle a pour manger m’engage à soumettre à M. Correnson le remède, (ce n’est pas un remède) l’aliment suivant qui doit bien faire pour une personne, dont les digestions sont pénibles. Pécoul, qui a été abîmé par la mort de son père, me disait hier soir qu’il s’en était admirablement trouvé. Vous pourriez l’essayer, vous aussi: Pastilles de muscaline Guichon. S’adresser au prieur de N.-D. des Dombes par Villars (Ain).
Je n’irai point à Paris, j’irai tout droit à Nîmes, à moins d’empêchement. Pour les vacances, il faut établir que l’on ne fera rien que je ne l’aie approuvé. Plusieurs religieux se sont tués à plaisir; il faut qu’ils en paient les conséquences. Il faudra que je fasse le discours de la distribution des prix.
Si l’on a de l’argent pour payer la maison Bastide, c’est bien(2); sinon… Mais sachez donc ce qu’il y a de vrai dans l’agrandissement de la gare. Le P. Picard prend les choses un peu à l’aise(3), mais que voulez-vous?
Les gallicans, comparés aux dévotes, font bon effet. Je pense que peu à peu ils finiront par filer. Tout le monde s’entend pour finir vite. Qu’est-ce que le journal Roucole(4) que je reçois? La maison se relèvera après la définition.
Adieu et tout à vous.

