DERAEDT, Lettres, vol.8 , p. 442

Une relique – Chaleurs atroces.

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DERAEDT, Lettres, vol.8 , p. 442
Orig.ms. AC O.A.; Photoc. ACR, AH 417; D’A., T.D.30, n.323, pp.146-147; QUENARD, pp.190-191.

Rome, 23 juin [18]70.
23 jun 1870
Rome
*Madame la supérieure générale des Oblates.*

Ma bien aimée fille,

Vous dire que je n’ai pas envie de quitter Rome serait mentir. Ah! qu’il fait chaud! On me dit que vous souffrez des entrailles. Mon Dieu, mon Dieu, quand me rendrez-vous ma fille bien portante? Voilà ce que j’ai répété à plusieurs reprises, ce matin, pendant mon action de grâces. Je vous envoie un morceau de linge ayant servi au Saint-Père. La personne, qui me l’a donné, a guéri avec un peu de sa soutane, un enfant à l’agonie. Si mon voeu, que j’aurai fait quand ceci vous arrivera, ne vous a rien produit, baisez avec foi ce petit bout de linge; je m’obstine à vous guérir(1).

Adieu, ma bien chère enfant. Nous avons des chaleurs atroces; nul ne sait ce qu’est le supplice des gens de Rome. Je vais dans un moment me rendre à une réunion destinée à procurer la clôture de la discussion. Encore une fois, adieu. Cette longue absence aura eu cela de bon, de me révéler combien je suis et fortement et tendrement vôtre en Notre-Seigneur.

Le bon Père Emmanuel me donne chaque jour presque de vos nouvelles; je ne puis vous dire combien je l’en aime davantage.
1. Ce passage et la lettre précédente ont fait écrire à Hasler (*o.c., p.19), que certaines personnes, parmi lesquelles le vicaire général de Nîmes, E. d’Alzon, convaincues qu’une vertu miraculeuse émanait de Pie IX, expédiaient à des fins de guérison des pièces de lingerie lui ayant appartenu.