Au moment où je recevais votre lettre, mon bien cher ami, je partais pour une course de deux ou trois Jours. Voilà pourquoi je ne vous ai pas plus tôt écrit. Hier, je prêchais à la cathédrale(1) et j’ai dû renvoyer à aujourd’hui le plaisir si longtemps interrompu de nos correspondances. Je me permets d’écrire à Mgr de Ketteler, pour le remercier de ses bontés pour vous et le prier aussi de vouloir bien me dire s’il peut recevoir directement les secours qu’on pourra envoyer(2).
Le 23.
Je reçois les lettres que vous m’envoyez par Genève. Je vais organiser une correspondance, dont Mgr Mermillod s’offre d’être l’intermédiaire(3). Restez, restez, restez. Veuillez remercier Mgr de Ketteler(4). Demain on vous écrira très longuement. Je suis un peu souffrant, mais il importe de vous rassurer. Restez. On vous envoie toutes les bénédictions et toutes les tendresses, et bientôt tout l’argent qu’on pourra.

