DERAEDT, Lettres, vol.9 , p. 19

Pernet va vous arriver et Vincent de Paul est ici : venez – Bien des choses à régler – Mère M.-Caroline – Varia.

Cher ami,

Le P. Pernet est en Belgique(1); il me semble qu’il peut vous arriver, le P. V[incent] de Paul est ici. Ne croyez-vous pas utile de profiter de la circonstance? Il me le semble à moi. J’estime qu’il importe que nous réglions bien des choses. Le P. V[incent] de Paul n’ira à Paris, où il est prêt à retourner, que quand vous serez venu ici. La situation d’Arras, la situation d’un nouveau noviciat, indispensable peut-être, à Paris, la situation financière de votre maison, où mes 100.000 francs me font l’effet d’être furieusement enterrés, l’oeuvre de la défense de l’Eglise, tout cela a une immense importance. Je ne crois pas qu’on puisse traiter seulement cela par écrit. Faites donc un effort suprême; croyez-moi, arrivez.

Mère M. Caroline est dans un état extraordinaire; pas de fièvre et la tête qui s’en va. Je crois savoir ce que c’est, mais je garde ma langue. J’aurais sur les religieuses à vous dire des choses qui ne s’écrivent pas.

Enfin, je le vois, vous voulez jouir du spectacle de l’entrée triomphale des Prussiens. Après cette méchanceté, je vous embrasse bien tendrement.