DERAEDT, Lettres, vol.9 , p. 20

Votre douleur me préoccupe – Dieu vous avait prêté Soeur M.-Caroline.

Je viens vous dire, ma chère fille, un petit mot pour vous exprimer combien je suis préoccupé de votre douleur de vous séparer, jusqu’au ciel, de la Mère M.-Caroline. Dieu l’a purifiée, elle est prête. Je suis bien sûr que vous la donnez à Dieu avec larmes, mais aussi avec amour. A proprement parler, vous ne faites que la lui rendre. Oh! si nous étions convaincus que tout est à Dieu, comme nous nous contenterions de nous servir de ce qu’il y a de meilleur comme d’un prêt, même quand notre coeur trouve dans ce prêt un appui. Je vous plains bien, je vous assure. Puisque je n’ai pas pu aller à Nice, je pense que si Mère M.-Caroline est partie pour un monde meilleur, vous ne tarderez pas à revenir.

Adieu, ma chère fille. Mille fois vôtre en Notre-Seigneur.