DERAEDT, Lettres, vol.9 , p. 20

Votre douleur me préoccupe – Dieu vous avait prêté Soeur M.-Caroline.

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DERAEDT, Lettres, vol.9 , p. 20
Orig.ms. ACR, AD 1582; D’A., T.D.24, n.1089, pp.132-133.

[Nîmes, vers le 24 février 1871](1).
24 feb 1871
Nîmes

Je viens vous dire, ma chère fille, un petit mot pour vous exprimer combien je suis préoccupé de votre douleur de vous séparer, jusqu’au ciel, de la Mère M.-Caroline. Dieu l’a purifiée, elle est prête. Je suis bien sûr que vous la donnez à Dieu avec larmes, mais aussi avec amour. A proprement parler, vous ne faites que la lui rendre. Oh! si nous étions convaincus que tout est à Dieu, comme nous nous contenterions de nous servir de ce qu’il y a de meilleur comme d’un prêt, même quand notre coeur trouve dans ce prêt un appui. Je vous plains bien, je vous assure. Puisque je n’ai pas pu aller à Nice, je pense que si Mère M.-Caroline est partie pour un monde meilleur, vous ne tarderez pas à revenir.

Adieu, ma chère fille. Mille fois vôtre en Notre-Seigneur.

Je n’écris qu’un mot pour ne pas manquer le courrier, qui, vous le savez, ne part que toutes les vingt-quatre heures.
1. Peu avant la mort de Soeur Marie-Caroline.