DERAEDT, Lettres, vol.8 , p. 531

Une lettre de Bernard qui me rassure.

DR08_531
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DERAEDT, Lettres, vol.8 , p. 531
Orig.ms. ACR, AI 170; T.D.31, n.170, pp.165-166.

[Nîmes, vers le 3 décembre 1870](1).
3 dec 1870
Nîmes

Cher ami,

A peine êtes-vous parti, voici une lettre de Bernard, je vous l’adresse. Elle me tire une fameuse épine du pied. Je craignais que ce généreux garçon ne fût pris en rentrant à Paris. Il en est dehors; qu’il y reste. Je crois qu’en ce moment le succès est certain pour la France. Je tremble toujours pour le P. Picard.

Totus tibi.

1. Les T.D. avaient assigné comme date à cette lettre *vers le 15 mai 1871*. Nous avions cru d’abord pouvoir la dater de *Lavagnac, le 7 ou le 8 juin 1871*, le P. Emmanuel ayant fait une rapide apparition à Lavagnac le 7 juin; mais l’espoir de *succès pour la France* dont il est question ici restait incompréhensible. Nous croyons donc qu’il faut la reporter à l’époque du siège de Paris par les Prussiens et à un moment où le P. Emmanuel vient de se séparer du P. d’Alzon. Or, le 3 décembre, d’après une de ses lettres au P. d’Alzon, il vient d’arriver au Vigan.