Cher ami,
Vous pouvez modifier mon discours, comme il vous plaira. Il peut être réduit, mais croyez que, si l’on veut être écouté, les paroles à voix basse sont moins entendues que celles à haute voix(1). Je suis allé à l’Espérou. Vous aurez une partie de la seconde partie demain, et la dernière après-demain.
Il paraît que le P. Picard prend position à Paris. Il faut faire ce que l’on dit de ce côté. Vous m’annoncez l’arrivée d’un prospectus modifié(2), je ne l’ai pas reçu. Modifiez-le vous-même, à moins que vous n’ayez pas le temps, mais alors envoyez-m’en un.
Le P. Hippolyte est parti pour Montmau. J’espère qu’il vous enverra de l’argent. Il est convenu qu’il baissera le prix, si on le trouve trop élevé; puis, j’espère qu’il touchera de l’argent à Paris. Il est résolu de le verser au collège. Le Vigan se chargeant de l’Espérou, on peut se charger de Notre-Dame des Châteaux; c’est logique. J’espère que pour le cautionnement il sera possible de s’arranger. Il y a une petite ressource que je ne dis pas.
Adieu, cher ami. Totus tibi.

