DERAEDT, Lettres, vol.9 , p. 132

20 jul 1871 Le Vigan CORRENSON_MERE Emmanuel-Marie

J’ai oublié votre anniversaire – Les voeux des Soeurs – Soeur Marie de Saint-Jean – Votre maladie – Le P. Galabert – Rochebelle.

Informations générales
  • DR09_132
  • 4360
  • DERAEDT, Lettres, vol.9 , p. 132
  • Orig.ms. AC O.A.; Photoc. ACR, AH 418; D'A., T.D.30, n.359, pp.182-184.
Informations détaillées
  • 1 CELEBRATION DE LA MESSE PAR LE RELIGIEUX
    1 CONTRARIETES
    1 ECOLES ASSOMPTIONNISTES D'ORIENT
    1 EXERCICES RELIGIEUX
    1 FATIGUE
    1 GLORIFICATION DE JESUS-CHRIST
    1 INTEMPERIES
    1 MALADES
    1 MALADIES
    1 NOTRE-DAME DE LOURDES
    1 OBLATES
    1 PATIENCE
    1 PERFECTION
    1 RESSOURCES FINANCIERES
    1 SANTE
    1 SYMPTOMES
    1 VOEUX DE RELIGION
    2 BAILLY, EMMANUEL
    2 CHABERT, LOUISE
    2 COULOMB, LOUISE
    2 DURAND, MADELEINE
    2 GALABERT, VICTORIN
    2 MARIE-MADELEINE, SAINTE
    2 MICHEL, MARIE-ROSE
    2 SAUGRAIN, HIPPOLYTE
    3 ANDRINOPLE
    3 PARIS
    3 PERIGUEUX
    3 PHILIPPOPOLI
    3 ROCHEBELLE, FAUBOURG DU VIGAN
    3 VIGAN, LE
  • A LA MERE EMMANUEL-MARIE CORRENSON
  • CORRENSON_MERE Emmanuel-Marie
  • [Le Vigan] le 20 juillet [18]71.
  • 20 jul 1871
  • Le Vigan
La lettre

Voilà comment je suis. J’ai prié beaucoup pour vous aujourd’hui, je compte dire la messe pour vous, samedi et dimanche, et, je n’ai pas songé à vos vingt-neuf ans. Je serai toujours le même. Puisque vous voulez de mes nouvelles, eh! bien, j’ai été souffrant. J’ai eu un vertige, mais le soir c’était passé. Qui ne serait malade avec ces chaleurs. Ici, 37 degrés; pour le Vigan, ce n’est pas mal.

Vous avez tort de vous repentir d’avoir fait faire les voeux avant le temps, notre petite oeuvre est plus assise et c’est un grand bien. Je ne sais si Soeur Marie de Saint-Jean demandera à faire ses voeux de suite. Tout le monde aura la même besogne, je vous le promets. Je ne pense pas faire faire les voeux avant la première quinzaine d’août et je prendrai un modèle d’anneau que l’on peut ensuite faire faire ici. Marie Michel et Louise Chabert sont arrivées hier, elles paraissent contentes.

Ah! ma pauvre Enfant, vous ne broyez pas du rose en voyant votre maladie se prolonger. Permettez-moi de vous dire que je sais ce que c’est. Je suis tombé malade en mai 1854, et cela a duré trois ou quatre ans avec des fatigues et des tortures inouïes(1). Je ne vous ai connue qu’à mon retour de Paris. Je souffrais encore, mais bien moins. Faut-il vous dire beaucoup de patience? Eh! oui, nous en avons tous besoin.

Le pauvre Père Galabert est bien ennuyé. Revenu de Philippopoli, où il est sûr de n’avoir plus besoin de rien pour son école, à Andrinople, les propriétaires de sa maison lui signifient d’avoir à déloger au mois de novembre. C’est très désagréable. Il me demande de l’argent, comme s’il ne fallait que soulever un caillou pour en trouver. Tout cela est très inconvénient comme disait l’ancien supérieur du séminaire de Périgueux.

Quand vous recevrez cette lettre, j’aurai dit la messe pour vous le 22, le jour de sainte Madeleine, à qui vous avez tant de dévotion, mais je veux la dire encore après-demain, afin de toucher le coeur de Notre-Dame de Lourdes. Il faut absolument obtenir des choses par une sainte violence, quand on ne le peut autrement.

Je suis allé passer une partie de la journée à Rochebelle, je suis content de l’esprit que j’y vois. Soeur Madeleine gouverne bien, et, dans l’ensemble, les choses ont un bon esprit. Les deux petites retraitantes(2) vont bien et me semblent bien disposées à faire leurs exercices sérieusement. J’attends, d’un moment à l’autre, des nouvelles du P. Hippolyte et je suis ennuyé de ne pas l’avoir ici.

Adieu, chère enfant. Que Notre-Seigneur vous donne la perfection en toute chose, même celle de la santé, si c’est pour sa gloire.

E.D'ALZON.
Notes et post-scriptum
Voudriez-vous faire remettre la lettre ci-jointe au P. Emmanuel.1. Voir *Lettre* 4040 et n.
2. Marie Michel et Louise Chabert.