Cher ami,
Je suis en effet un épouvantable, non pas paresseux, mais retardataire. Votre dernière lettre m’a intéressé au plus haut degré. Dites-moi ce qui se fait. Ici, je ne perds pas mon temps et j’espère, si le Comité catholique me trace une ligne à suivre, la réaliser assez bien. Causez avec la Mère M.-Walburge, à qui j’envoie toutes mes tendresses, de M. Nalot(1) et d’une idée qu’il a; voyez ce qu’il y aurait à faire. Trouvez des vocations.
Dites au Comité catholique que ce que nous désirons surtout ce sont des moyens de communiquer. Il faut une correspondance suivie. Dans deux mois, à l’aide de Cercles qui se feront dans tout Nîmes, nous serons à même de signer autant de pétitions que vous voudrez pour le Pape, pour la liberté d’enseignement. Occupez-vous aussi de l’oeuvre de l’abbé Millot(2). Que je voudrais qu’elle nous vînt!
Adieu, cher ami. Aimons Notre-Seigneur et travaillons vigoureusement.

