Que vous êtes bonne, ma fille, de mettre cette bonne instance pour faire soigner le P. Picard! Vous pouvez, si vous le voulez, remercier M. Malhéné de sa consultation, de ma part. J’écris au P. Picard pour l’obliger à se mettre sous l’obéissance du Père V[incent] de P[aul] et au P. V[incent] de P[aul] pour lui ordonner de commander ce qui aura été convenu entre vous et lui. Je crois que c’est une très nécessaire économie de santé que se soigner à temps(1).
M. Le Rebours me fait penser à ma nièce(2). Samedi elle pourra aller à Saint-Chamond, où les Carmélites la recevront, et si je puis la tirer de Paris, ce sera bien. Je ne vous parle pas de Nice, parce que je ne pensais à rien de sérieux avant deux ans(3). Je croyais bien faire de poser quelques pierres d’attente. Quant à mon voyage à Paris, j’y songe toujours pour le carême. Enfin, pour M. Demiselle, je suis étonné qu’il vous vienne(4), quand il a refusé la retraite pour les enfants au prieuré, sous prétexte qu’il ne prêchait pas pour les petites filles. C’est ce que m’a écrit M. Dehon, mais celui-ci l’a peut-être pris sous son bonnet.
Je ne suis pas fâché du retard, si ce n’est qu’un retard. J’ai donné un pli avant qu’ils(5) ne vinssent; s’ils veulent arriver ensuite, ils emboîteront le pas. Le P. Desaire s’y met avec le plus admirable entrain, et comme homme précieux nous avons le P. Blanc.
Adieu, ma fille. Bien à vous en Notre-Seigneur.

