Cher ami,
Aucune nouvelle du P. Desaire. Enfin, il aura fait une fugue utile à sa santé. Quant à l’autorisation, évidemment si le P. Pierre eût eu du désagrément, nous en serions instruits, et, pour le dire en passant, le P. Desaire lui avait adressé une lettre désagréable, à laquelle le P. Pierre a fait une réponse parfaite et dont le P. Desaire n’aura pas à se vanter. Notre Pierrot écrase le Savoyard de toute sa sainteté. Le P. Hippolyte était ravi.
Laissez le Comité conservateur prendre le nom qu’il voudra. Demandez seulement à l’abbé Londès s’il veut que je lui donne 4 ou 5 conférences le lundi, mardi, mercredi, jeudi et vendredi de la Troisième semaine de l’Avent(1). Il est probable que je serai à Nîmes, du 12 au 15. Je m’arrange pour cela. Si l’abbé Londès accepte, ne lui dites pas plus, sinon que ce seront des conférences dans le genre de celles que j’ai données à Saint-François de Sales, mais un peu plus relevées(2). N’en dites pas plus, et, s’il accepte, contentez-vous de dire sans affectation, mais à un moment où vous serez écouté, dans la réunion du vendredi: Au reste, le P. d’Alzon dira probablement sa pensée à Sainte-Perpétue. Des mines s’allongeront, des gens se retireront, des respects humains s’éclipseront, et nous aurons un noyau dont la force viendra de ses principes.
Nous allons avoir probablement un bon novice. Quant à l’abbé Baume, je n’en veux pas et il le sait. J’arrive de Sumène, je suis fatigué. Veuillez remettre ou faire remettre au plus tôt la lettre ci-jointe.

