Bien cher ami,
Le Père François et le Père Etienne partiront pour Paris jeudi prochain. Pourront-ils aller d’un seul trait à Paris? J’en doute, mais vous les aurez en tout cas samedi au plus tard. Je présenterai à Monseigneur la brochure Courtade(2), quand je l’aurai. Je suis arrivé ce soir d’Alais, où je prêche une retraite, pour voter. Demain, j’y retourne. Alais est destiné à devenir un second Saint-Etienne(3). Je crois qu’il y aura là un jour un bien immense à faire, non seulement à Alais, mais dans tous les environs.
J’ai connu M. Charles. Tant mieux qu’il vous vienne! J’aime mieux M. Le Rebours à la Madeleine qu’à l’archevêché(4). Quand j’irai à Paris, je ferai ce que je pourrai auprès de l’archevêque, mais je crois qu’on pourra faire sans lui. L’élection de demain est loin d’être assurée. Seulement, il est évident que Laget a perdu du terrain et Benoist d’Azy en a gagné(5).
Pénétrez donc ces jeunes gens de Saint-Sulpice(6), nous en avons bien besoin ici. Nous avons un patronage presque aussi beau que jadis, il faudrait y joindre autre chose. Adieu, et tout à vous.

