DERAEDT, Lettres, vol.9 , p. 354

L’affaire Veuillot.

Cher ami,

Voici une lettre intéressante du P. Alexis. Voyez s’il est prudent de la communiquer à l’Univers(1). Je crois qu’une réaction se prépare. J’ai d’autres lettres, mais mêlées de détails qui sont personnels. Si vous communiquez ma lettre, que ce soit à du Lac d’abord; puis dites-lui qu’ils ont assez d’amis à Rome pour faire dire ce qu’ils voudront. Que surtout ils n’y aillent pas(2). Je pense qu’on va avoir besoin d’eux, surtout si pendant quelque temps ils ne parlent de Rome que d’après les correspondances.

On a porté un coup très vigoureux à Capri et à Lucciardi. Mais le silence, l’abstension sur la question romaine, tant qu’on ne fera [pas] des ouvertures, est chose très prudente. Vous voyez que Nocella(3) charge le P. Freyd d’écrire à Veuillot. Le Pape a fait partir sa lettre pour l’évêque de Versailles. Pourquoi n’est-elle pas arrivée?

Adieu, et tout vôtre.