DERAEDT, Lettres, vol.9 , p. 361

C’est bien là que vous étiez appelée – Et maintenant tendez à la sainteté.

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DERAEDT, Lettres, vol.9 , p. 361
Orig.ms. ACR, AL 271; D’A., T.D.36, n.6, p.5.

Nîmes, le 18 mai 1872.
18 may 1872
Nîmes
Evêché|de Nîmes

Ma chère fille,

Je ne puis vous dire combien je suis heureux de vous savoir enfin postulante. J’en bénis Dieu du fond du coeur. Ma conviction toujours plus grande est que c’est bien là que vous étiez appelée, et ma joie est grande de penser que j’ai pu contribuer à votre vrai bonheur. Maintenant posez-vous en parfaite religieuse, renoncez-vous vous-même, cherchez très purement Notre-Seigneur, ne cherchez que lui. Qu’il soit votre véritable appui. Que, par lui, vous tendiez à toute sainteté. La religieuse n’est pas parfaite, mais doit tendre à le devenir tous les jours davantage.

J’ai vu souvent Madame votre tante(1) qui est toute heureuse de votre résolution. Ce n’est pas elle qui vous en eût détournée.

Adieu, bien chère enfant. Priez pour moi et croyez-moi bien vôtre en Notre-Seigneur.

Je suis allé à Nice donner l’habit à Mlle Marie Michel. Si vous voulez m’attendre, je serai bien heureux de vous le donner au commencement de septembre.
1. L’oncle du P. d’Alzon, Jean-Louis Daudé d’Alzon, frère aîné de son père, s’était établi à Lestang, près du Pouget dans l’Hérault. Le petit-fils de Jean-Louis, Jean-Edmond (1811-1873) avait épousé en 1849 une demoiselle Renault de Saint-Germain, qui est la tante de Soeur Antoinette-Marie.