DERAEDT, Lettres, vol.9 , p. 383

Huit questions auxquelles vous ne répondrez qu’une fois bien reposé – La retraite d’Auteuil.

Cher ami,

Le P. Vincent va vous arriver au moment de votre départ. Je ne vous demande pas de me répondre, mais une fois que vous serez bien reposé au Mont-Dore, veuillez me répondre aux questions suivantes:

1° Que pensez-vous de la fameuse affaire de Saint-Dizier?

2° Vous êtes allé à Arras; qu’en dites-vous?

3° Que pensez-vous du P. Desaire qui ne m’a pas écrit un mot depuis mon départ de Paris? On va, si on ne l’a déjà fait, envoyer les 1.000 francs qu’il réclame, et le reste bientôt aussi.

4° Avec quoi pensez-vous payer les Lions, s’il faut rembourser le P. Galabert? Et dans l’état actuel des choses et de mes finances, impossible de faire autrement.

5° Quand pensez-vous faire l’acte de Société, dont je vous ai si souvent parlé, pour les arrangements matériels entre religieux?

6° Que pensez-vous de ma signature au bas du programme du Congrès d’enseignement, étant donnée la disposition peu bienveillante de l’archevêque?

7° Cette disposition étant donnée, fais-je bien d’aller cette année passer trois mois à Paris?

8° Le noviciat étant dans l’état déplorable où il se trouve, ne vaut-il pas mieux que je m’en occupe par une combinaison, que je vous expliquerai et qui se réduit à ramener un peu plus de sujets au collège?

Vous verrez la supérieure générale. A un point de vue, je préférerais de beaucoup prêcher sa retraite le 25 août, à cause de l’obligation où je serai d’en prêcher une très sérieuse aux religieux qui passeront l’année prochaine au collège.

Nous tombons dans le médiocre, si nous ne relevons pas les sujets par une toute nouvelle éducation que le noviciat ne donne pas et qu’il semble ôter à quelques-uns. Adieu, et tout à vous en Notre-Seigneur.