DERAEDT, Lettres, vol.9 , p. 410

Solitude – Dépouillement.

Votre lettre, ma chère petite vient me chercher à Arras, où je passe trente-six heures à peine. Vous voulez un mot de moi; je vous l’envoie bien vite. Eh! oui, vous êtes dans la solitude, où vous devez recevoir les visites intimes de Notre-Seigneur. Dieu et votre âme, voilà ce que vous devez sans cesse répéter. Je vous défends de penser à la vie de couvent proprement dite(1). Si dans un très long temps, avec une santé de tambour-major, la même idée vous obsédait, je vous dirais: « C’est différent ». Mais actuellement, vivez dans la solitude, dépouillez-vous de vous-même et de tout ce qui est autour de vous.

Adieu, mon enfant. On me dérange. Tout vôtre. On entre pour le Chapitre.