Bien cher ami,
Reposez-vous au Vigan tant que vous pourrez, mais souvenez-vous que vous avez une grande responsabilité avec les novices et les jeunes religieux. Vous n’aurez pas à venir ici(1), par conséquent pas à chercher l’argent du voyage. On a promis tant de chambres que probablement les trois quarts des religieux iront coucher chez d’autres amis, et ainsi de suite, comme disait le P. O’Donnell. Quant aux placements et fonctions dans la maison, ceci regarde le P. Emmanuel et je me garderai bien d’y toucher(2). Soyez sévère pour les examens, afin que nous tirions nos jeunes gens de la médiocrité.
Le pèlerinage de Paris à la Salette échouera probablement, mais on va monter une scie à Paris-Lyon-la-Méditerranée qui se conduit d’une façon indigne(3). Je vous prie de vouloir bien recueillir tous les faits que vous aurez, afin qu’on en finisse une bonne fois et qu’on leur dise leur fait à la figure.
On vous rend vos souhaits et l’on vous embrasse.

