DERAEDT, Lettres, vol.9 , p. 421

Votre silence – Une retraite à Auteuil – Colique – Paris est calme – Varia.

DR09_421
4680
DERAEDT, Lettres, vol.9 , p. 421
Orig.ms. AC O.A.; Photoc. ACR, AH 421; D’A., T.D.30, n.401, p.222; QUENARD, pp.224-225.

Paris, le 21 août [18]72.
21 aug 1872
Paris

Que devenez-vous, ma bien chère Enfant? Savez-vous que votre silence me rend inquiet? N’avez-vous pas reçu ma dernière lettre? En ce moment, je prêche une retraite et je ne puis guère bouger, sauf pour aller à Auteuil et en revenir(1). Le matin, c’est un peu fatigant et mes entrailles s’en ressentent; ce n’est pas agréable d’avoir la colique dans un couvent de femmes.

Le calme se fait, dit-on, pour le moment à Paris. Peut-être, à cause de cela même, le danger éclatera-t-il quand on s’y attendra le moins, mais pas encore.

Dites à vos filles que je prie bien pour elles, je voudrais tant les rendre parfaites! Avez-vous envoyé les Soeurs couturières au Vigan?

Que vous dirai-je de plus? J’ai en ce moment le P. Picard, le P. Desaire, le P. Vincent hors de la maison; ils sont à la Salette avec un millier de pèlerins(2).

Je me suis levé un peu plus tôt pour vous écrire, mais il faut vous laisser pour être prêt à arriver à Auteuil pour 6 heures et demie, si je le puis. Adieu, bien chère enfant. Bien tendrement vôtre.

1. Cette retraite a commencé au soir du dimanche 18 et se clôturera le dimanche 25 au matin. Ce fut au dire de Mère Marie-Eugénie « une retraite admirable, toute sainte ». 2. Ils ont quitté Paris le 18 août. Sur ce pèlerinage : A.PEPIN, *Le P. Picard directeur de l’Association N.-D. de Salut*, dans *Pages d’Archives*, 3, pp.186-189.