DERAEDT, Lettres, vol.9 , p. 422

Votre pèlerinage – La présidence du congrès – Vos rendez-vous – Votre retard.

Cher ami,

J’ai été ravi de tout ce que le P. Desaire m’a appris hier soir de votre pèlerinage, mais mystifié de ne pas vous voir arriver. Je pars demain matin, et vous n’arriverez que mardi(1)! Et le Congrès d’enseignement! Et ceux qui se plaignent de notre inexactitude!

L’archevêque ne veut plus que Langénieux préside. Il m’a dit qu’il préférait un laïque et m’a autorisé à le dire. J’ai proposé Cornudet, mais il est impossible, comme Mingasson et moi. Il faut chercher un autre. Besson refuse. Pergeline refuse. Vitte refuse. On est allé deux fois chez Matignon et Pontlevoy; on leur a écrit, ils ne répondent pas, le supérieur de Vaugirard pas davantage. Vous voyez qu’il y a à faire. Le P. V[incent] de-Paul s’attriste; après des prodiges de travail, il ne peut obtenir la Revue par la faute de Rastoul(2).

Ici l’on me talonne pour une réponse, et c’est à vous à la donner. A la garde de Dieu! Vous avez un rendez-vous demandé par Germiny pour lundi soir, à 4 heures, ou mardi matin; un rendez-vous demandé par Libman et M. Denormandie pour mardi, à 3 heures. Enfin voulez-vous qu’on traite ces affaires? Il est pénible de ne pouvoir vous voir, pour causer de ces quelques grosses affaires, mais vous ne prenez même pas la peine de m’écrire vos projets. Enfin, que la Sainte Vierge vous bénisse: Pour moi, je pars demain matin(3), afin d’être à Paris vendredi, si faire se peut, mais je vous en veux de prendre trois jours de plus que vous m’aviez annoncé, en un pareil moment où la préparation du Congrès veut(4) tant d’efforts.

Enfin, je vous embrasse.