DERAEDT, Lettres, vol.9 , p. 428

Je prends acte de vos promesses.

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DERAEDT, Lettres, vol.9 , p. 428
Orig.ms. ACR, AM 60; D’A., T.D.37, n.25, p.35.

Paris, le 31 août 1872.
31 aug 1872
Paris

Ma bien chère enfant,

Un tout petit mot pour vous dire que je prends acte de vos promesses, et que je regarde votre lettre comme un contrat de votre part. Allons, mettez-vous très courageusement en train, donnez et donnez tout ce que vous pourrez de générosité par le travail des mains, la prière et un peu de solide pénitence. Sachez, quand vous avez été paresseuse, vous punir et vous châtier, comme il convient à une chrétienne qui sent, malgré ses chutes, le besoin d’une vraie perfection. Le temps vient. Plus de retard, ma bonne fille. Je compte absolument sur vous.

Je viens d’assister à un très beau Congrès des bonnes oeuvres, à Poitiers(1), et j’en recommence un autre, ici, après-demain pour l’enseignement chrétien. J’avais espéré être à Nîmes dimanche, mais je vois bien que je n’y serai que mardi(2).

Adieu. On me dérange. Tout vôtre bien affectueusement.

1. Le 10 décembre 1879, à propos de la nouvelle revue projetée (*La Croix*), le P. d’Alzon écrira au P. Picard : « Le P. Vincent de Paul n’a pas répondu sur le programme. Aurait-il sa pensée intime, comme à Poitiers, où il me porta un coup de Jarnac que je n’oublie pas ? » – Le 5 janvier 1880, écrivant au même, il revient sur les procédés auxquels le P. Bailly aurait eu recours à Poitiers, à propos d’idées que ce dernier serait occupé à lui voler pour le *Pèlerin*. – « Quel est le coup de Jarnac de Poitiers » ? Je l’ai demandé au P. Bailly, il ne comprend pas » (Picard, 12 décembre 1879). 2. C’est-à-dire le 10 septembre.