Objet prodigieusement chéri de Monsieur votre père ou du Révérend Père, votre père!
D’abord, vous n’êtes pas un monstre; puis je vous engage: à faire mettre à la place de M. Argaud pour l’oeuvre de la jeunesse de Nîmes les religieux de l’Assomption; à la place de M. Charles Laurent pour les apprentis, le P. Ch. Laurent, des Augustins de l’Assomption(1); et vous demanderez au P. François s’il connaît un M. François Chambourdon, directeur de l’oeuvre des hommes à Nîmes. Ceci passe toute idée. A Alais, les religieux de l’Assomption; au Vigan, oeuvre des hommes, les religieux de l’Assomption. On vient de fonder au Vigan un Cercle catholique. Le P. Hippolyte a été fondateur et exclu, aussitôt le cercle ouvert, mais ce n’est pas un mal.
Maintenant que vous dire? Nous avons près de 170 internes, 100 externes ou demi-pensionnaires: non cè male. Le P. Picard se plaît au Vigan. Il va pousser à envoyer à Arras le P. Charles(2). Ici je me suis installé, par une messe aux saints anges, à l’oeuvre de M. Argaud; cela date de ce matin. Ils m’ont fait une opposition furieuse, il y a quelque temps; pour le quart d’heure, ils sont doux comme des agneaux(3).
Allemand est arrivé sombrement de Marseille, votre lettre lui a été remise. Que vous dire? Avez-vous définitivement l’appartement de Mlle de Longueil(4)? Dès que la Revue aura paru, vous aurez un autre article de moi. Dimanche, si le temps le permet, 1.200 nîmois iront à Rochefort, presque autant d’Avignon, autant d’autres localités. Nous comptons être 3.000 ou 4.000, si le temps est beau(5).
La retraite ecclésiastique a été médiocre. Ne vous pressez pas d’inviter M. Barbe(6). Sur ce, je baise la vôtre et vous dis bonsoir.

