Cher ami,
Je ne pense pas pouvoir faire aller au Vigan votre postulant, s’il n’a d’abord passé quelque temps d’épreuve sous votre surveillance pour juger son aptitude; sans quoi nous ne mettrons au noviciat que des incapacités. Je vous réponds en toute hâte.
Frère Etienne est venu me voir, tout penaud. Je lui ai dit que je ne pouvais le relever, qu’il fallait écrire à Rome, ce qui l’a fort étonné. Il m’écrira dans quelques jours. Je lui ai offert d’être sacristain au Vigan. Le P. Desaire est ici. Il marche pour le moment très bien. Cela durera-t-il? Nous verrons. L’impression, ici, est qu’il y a un mouvement ascensionnel vers le bien.
Je donne tous les lundis soir des conférences assez suivies(1). Adieu, pour ne pas être en retard. Je prierai bien pour Soeur M.-Thérèse (2), que j’aime si profondément.
E.D’ALZON.
J’espère mercredi organiser un beau Comité catholique, tous les curés m’aideront.

