DERAEDT, Lettres, vol.10 , p. 52

Vous êtes sur le vrai terrain.

Cher ami,

Je vous félicite de votre discours. On dit qu’il n’a pas été suffisamment écouté. Tant pis pour la Chambre, il est vrai, très agitée! L’évêque en est très content, Monsieur de Saint-François aussi (2). Nous trouvons tous trois que vous êtes sur le vrai terrain. Aller trop vite est absurde. Posez à ces gens les questions sociales. Votre attaque, à ce point de vue, est bien autrement terrible, et cela vous crée une force au-dessus des parleurs. Tant pis pour les pressés! Me trompé-je quand je dis que la Droite va peser sur Thiers? Je ne l’avouerai pas(3), mais cela sera quand Thiers verra quelque chose à lui substituer. Changarnier peut être l’homme(4). Enfin, je ne veux vous dire qu’un mot.

Adieu et à votre femme.

E.D’ALZON.

Ci-joint une recommandation.