DERAEDT, Lettres, vol.10 , p. 75

De beaucoup la plus heureuse – Irai-je à Paris ?

Je veux vous féliciter sur-le-champ, ma chère fille, de la nouvelle que vous m’annoncez, et particulièrement de l’effet qu’elle a produit. Oui vous êtes de beaucoup la plus heureuse, et parce que vous êtes religieuse, et parce que vous êtes religieuse de l’Assomption. Il m’est impossible de ne pas croire que Notre-Seigneur veut faire quelque chose pour cette petite famille spirituelle, si elle est bien fidèle à son esprit.

Irai-je à Paris? Je le voudrais, mais ma santé est un peu ébranlée depuis la fin de mai, et je ne sais ce que je vais faire. Adieu, ma fille. Priez bien et faites bien prier pour moi, afin que Dieu me fasse employer mieux que par le passé ce qui me reste à vivre.

Bien affectueusement vôtre.