Cher ami,
Vous avez très bien fait d’aller voir l’évêque. Je vous remercie des nouvelles que vous me donnez de la maison et de la supérieure(1). Votre sujet de discours est admirable. La nouvelle voûte de la chapelle de l’Espérou est tombée. P. Vital se rend de plus en plus intolérable. Le voulez-vous? Je ne vous cache rien(2). Il y a une heure, nous avions une trombe; nous n’avons en ce moment qu’une tempête. Parlons des mutations de l’an prochain.
Si je prends Fr. Félix, je le remplace par le Fr. Bruno; ce sera à voir. Pourrait-on envoyer à Arras Fr. Henri et Fr. Philippe? Ne vaut-il pas mieux les congédier(3)? L’an prochain, je vous offre Fr. Jean-François Pautrat, d’Arras; Fr. Marie-Augustin, Fr. Désiré, deux jeunes gens qui ont à peu près terminé leurs études théologiques; Fr. Benoît ou [Fr.] Albert, à moins que vous ne teniez à garder Fr. Félix, qui, dans tous les cas, le 1er août, pourra aller à Montmau; Fr. Georges et Fr. Edmond-Marie.
Ainsi Fr. Jean-François, Fr. Marie-Augustin, Fr. Désiré, Fr. Benoît ou [Fr.] Albert, Fr. Georges.
Il restera ici: Fr. Hilaire, Père Adrien(4), Père Vital, Fr. Edouard, Fr. Michel, Fr. Ferdinand, Frère de Saint-Gilles(5); et nous verrons d’en envoyer des Châteaux ou d’ailleurs. Le P. Hippolyte en a deux charmants dans sa poche.
Je ne parle pas pour vous de Golfin. Je me chargerai de Goubier. Somme toute, vous en perdez trois: Henri, Philippe et Félix; je vous en rends cinq et même six. Si vous n’avez pas besoin d’autant, vous pouvez les laisser au Vigan comme réserve.
Adieu et tout vôtre en N.-S.
E.D’ALZON.
Jusqu’à mon retour, vous pouvez garder Fr. Georges et le Fr. Eugène. Il y a trois jours, j’ai envoyé 300 francs au Fr. Georges.

