DERAEDT, Lettres, vol.10 , p. 90

Est-il vrai que vous êtes guérie ? – J’ai été souffrant.

DR10_090
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DERAEDT, Lettres, vol.10 , p. 90
Orig.ms. AC O.A.; Phot. ACR, AH 421; D’A., T.D.30, n.420, pp.234-235; QUENARD, pp.230-231.

Le Vigan, 19 juillet [18]73.
19 jul 1873
Le Vigan

Ma bien chère fille,

Est-il donc vrai que vous êtes guérie(1)? La lettre du P. Emmanuel, la dépêche de votre soeur me l’ont bien annoncé, mais est-ce positif? Il me semble que vous m’auriez écrit quelque chose, hier soir, si c’était certain. Sur la foi du P. Emm[anuel], d’Aug[ustine] et du Frère Georges, j’ai dit ce matin une messe d’action de grâces. Me suis-je trop pressé? J’ai demandé à saint Vincent de Paul de vous rendre une aussi bonne fondatrice qu’il a été bon fondateur, de vous inspirer son esprit de Dieu, sa prudence, son humilité, sa fermeté. Je faisais pour vous les plus beaux projets de sainteté et d’activité; mais si vous n’êtes pas guérie, c’est la vertu de patience qu’il faut surtout demander.

Pendant que vous étiez à Lourdes, j’ai été assez souffrant. Cela n’a pas duré heureusement. Je me soigne tant que je puis. Vous ai-je écrit qu’une partie de la voûte de l’église de l’Espérou s’était écroulée? Enfin, à la garde de Dieu qu’il faut bénir en toute chose.

Adieu, ma fille. Bien vôtre. Guérie ou non, vous savez bien ce que je vous suis.

1. A la suite de son pèlerinage à Lourdes.