DERAEDT, Lettres, vol.10 , p. 112

Je me prêche en prêchant mes novices – Une chaleur qui disloque les jointures.

DR10_112
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DERAEDT, Lettres, vol.10 , p. 112
Orig.ms. ACR, AD 1641; D’A., T.D.24, n.1156, p.191.

Le Vigan, 25 août [18]73.
25 aug 1873
Le Vigan

Ma bien chère fille(1),

Je deviens vieux, très vieux, il faut que j’en prenne mon parti. Pourtant je fais ma retraite tant bien que mal, je me prêche en prêchant mes novices. Nous avons ici pendant le jour une chaleur humide, qui disloque les jointures et détend par trop les nerfs. Je prierai bien pour vous, afin que vous nous reveniez une très grande sainte.

Voilà une lettre bien longue pour un retraitant. Mes compliments à vos Soeurs de Lyon, et bien tendrement vôtre en Notre-Seigneur.

E.D’ALZON.

Je voudrais bien que le P. Laurent pût revenir pour la messe du prieuré, le P. André irait en vacances.

1. Cette lettre, figurant dans la collection des lettres à Mère M.-Eugénie, est adressée à une religieuse se trouvant à Lyon et qui doit en revenir, donc à une religieuse du prieuré de Nîmes et sans doute à la supérieure.