DERAEDT, Lettres, vol.10 , p. 113

30 aug 1873 Le Vigan PICARD François aa

Le chapitre s’ouvrira le 10 – Vacance du siège de Montpellier – Arras.

Informations générales
  • DR10_113
  • 4878
  • DERAEDT, Lettres, vol.10 , p. 113
  • Orig.ms. ACR, AF 56; D'A., T.D.26, n.446, pp.42-43.
Informations détaillées
  • 1 CHAPITRE GENERAL DES ASSOMPTIONNISTES
    1 EVEQUE ORDINAIRE DU DIOCESE
    1 NOMINATIONS
    1 SANTE
    2 BAILLY, VINCENT DE PAUL
    2 BOULET, JULES
    2 CABRIERES, ANATOLE DE
    2 CHOLVY, GERARD
    2 GUIOL, LOUIS-HIPPOLYTE
    2 LECOURTIER, FRANCOIS
    2 MOREL, PIERRE-BAPTISTE
    3 ARRAS
    3 BULLY-GRENAY
    3 MONTPELLIER, DIOCESE
    3 NIMES
    3 PARIS
  • AU PERE FRANCOIS PICARD
  • PICARD François aa
  • Le Vigan, 30 août [18]73.
  • 30 aug 1873
  • Le Vigan
La lettre

Cher ami,

Restez à Paris, tant que vous en aurez besoin. Etablissons que le Chapitre s’ouvrira le 10. Cela m’est tout à fait indifférent. Surtout soignez-vous, voilà l’important.

Vous me rendez un grand service en m’apprenant la démission de l’évêque de Montp[ellier](1). Si l’on me consultait, j’y mettrais M. Guyol, de Marseille; mais je ne dis rien, parce que l’abbé de Cabrières est poussé au-delà de toute expression. Enfin, si vous savez quelque chose, vous me ferez plaisir de me l’apprendre.

J’ai envoyé deux religieux à Arras. L’un est capable, l’autre l’est moins, mais peut le devenir. J’apprends par les gémissements du Frère Boulet(2) qu’on a enfin retiré le P. Pierre-Baptiste de Brebis. Il en était temps, car s’il y fut resté un mois de plus, je le rappelais à Nîmes.

Adieu, et à revoir. Vous pouvez m’écrire à Nîmes désormais. Tendrement à vous.

E.D'ALZON.
Notes et post-scriptum
1. Mgr François Lecourtier (1799-1885) avait démissionné le 5 août. Voir Gérard CHOLVY, *Autorité épiscopale et ultramontanisme. La démission de l'évêque de Montpellier (1873)*, dans *Revue d'Histoire ecclésiastique*, t. 69 (1974), p.735-739.
2. Lettre au P. d'Alzon du 26 août : "Que de bien le bon Père Pierre n'avait-il pas commencé parmi cette population si grossière, comme il savait se faire aimer... il sera pleuré par tous les mineurs qui ont pu l'approcher pendant les quelque jours qu'il a passés aux Brebis..." Et le Fr. Jules conjure le P. d'Alzon de lui adjoindre un ou deux religieux : il y a tant de bien à faire à l'orphelinat et dans les corons!
Quelques semaines auparavant, Boulet écrivait au P. Bailly. Il lui demandait, à lui dont le P. Picard lui avait dit jadis qu'il serait leur meilleur avocat, s'il avait plaidé la cause de ses orphelins et demandé pour eux une bibliothèque au Conseil de Saint-François de Sales. Mais là ne se limitaient pas ses désirs : "Vous savez mieux que moi qu'il ne suffit pas de leur donner le nécessaire, il leur faut donner de temps en temps quelques petites friandises aux jours de grandes fêtes..." (6 août).
Un peu plus tard il fait part au P. Picard d'une idée qui lui est venue : qu'au lieu des orphelins on fasse descendre dans la mine les jeunes détenus : ces derniers ne pourraient que s'y moraliser tandis que les premiers s'y corrompent. "Quand je dis à mes plus petits "soyez sages", ils me répondent avec toute simplicité "ne nous envoyez pas à la fosse". Jugez par là, mon Rd Père" (22 septembre).