DERAEDT, Lettres, vol.10 , p. 292

Hâtez-vous car il y a de la concurrence.

DR10_292
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DERAEDT, Lettres, vol.10 , p. 292
Orig.ms. ACR, AD 1671; D’A., T.D.24, n.1188, p.219.

Bétharram, le 11 août 1874.
11 aug 1874
Bétharram

Il y a une heure que j’ai fait jeter à la poste une lettre pour vous, ma chère fille(1). Malheureusement je vous avais écrit à Bordeaux. Que je vous plains d’être souffrante! Malheureusement à notre âge cela ira en augmentant.

Je vous dirai que d’après une lettre du P. Freyd qui a passé par Lourdes, où l’évêque et le P. Sempé lui ont parlé de votre affaire, il serait utile de vous hâter, à cause de la concurrence. J’ai passé par Tarbes le 8, mais je n’ai pu avoir de vos nouvelles. Demandez la lettre que je vous adresse à Bordeaux, si vous n’y devez pas passer. Je ne vous attendrai pas le 17, puisque vous ne devez arriver qu’avec le pèlerinage(2). Le 16, Mgr de la Bouillerie y sera pour une grande bénédiction des cloches; je n’y arriverai que le 16 au soir.

Adieu et bien vôtre, ma chère fille.

E.D’ALZON.

Une autre personne que le P. Freyd m’a parlé de la fondation de Lourdes, je ne sais plus qui.

1. Depuis il a reçu la lettre de Mère Marie-Eugénie écrite d’Auteuil le 8 août. 2. Mère Marie-Eugénie compte rejoindre à Poitiers ou à Bordeaux le pèlerinage de Paris qui arrive à Lourdes le 19.