Il y a une heure que j’ai fait jeter à la poste une lettre pour vous, ma chère fille(1). Malheureusement je vous avais écrit à Bordeaux. Que je vous plains d’être souffrante! Malheureusement à notre âge cela ira en augmentant.
Je vous dirai que d’après une lettre du P. Freyd qui a passé par Lourdes, où l’évêque et le P. Sempé lui ont parlé de votre affaire, il serait utile de vous hâter, à cause de la concurrence. J’ai passé par Tarbes le 8, mais je n’ai pu avoir de vos nouvelles. Demandez la lettre que je vous adresse à Bordeaux, si vous n’y devez pas passer. Je ne vous attendrai pas le 17, puisque vous ne devez arriver qu’avec le pèlerinage(2). Le 16, Mgr de la Bouillerie y sera pour une grande bénédiction des cloches; je n’y arriverai que le 16 au soir.
Adieu et bien vôtre, ma chère fille.
E.D’ALZON.
Une autre personne que le P. Freyd m’a parlé de la fondation de Lourdes, je ne sais plus qui.

