Monsieur l’abbé et cher ami,
Non, je n’ai pas reçu de lettre de vous. Cela arrive quelquefois et ne me surprend plus. Oserai-je vous demander si je suis votre débiteur? J’ai déposé à l’économat une somme pour le P. Galabert. Est-ce à vous qu’il la faut faire parvenir? M. Guyol, qui vous portera cette lettre, ne vous dira pas tout le bien qu’il a fait(1). Cela se traduit ainsi; les prêtres le demandent à cors et à cris pour une autre retraite. Mgr lui en a offert une à nos dames de Miséricorde et il est convenu que, s’il ne la prêche pas, c’est vous qui la prêcherez. Belle occasion de ressusciter les Ecoles d’Orient à Nîmes!
J’accepterais immédiatement le pic que vous m’offrez, à cheval sur Aix et Marseille(2). L’argent seul me manque pour le moment. Dans tous les cas, je n’aurais personne à y envoyer avant un an, et cependant je suis séduit. Dois-je vous dire bien bas que je pousse M. Guyol pour un évêché dans le Nord, mais n’en dites rien à votre évêque.
Bien tendrement et respectueusement vôtre en N.-S.

