DERAEDT, Lettres, vol.10 , p. 162

Tes voeux et tes pauvres prières – Les infortunes des époux de tes filles spirituellles – Entre Picard et toi on eût pu balancer.

DR10_162
4934
DERAEDT, Lettres, vol.10 , p. 162
Orig.ms. ACR, AP 334; D’A., T.D.34, n.21, p.43.

[Nîmes, fin décembre 1873](1).
31 dec 1873
Nîmes

Pernichon de mon coeur,

J’agrée tes voeux pour la nouvelle année et tes pauvres prières, comme tu dis si bien. Tâche seulement que je n’éprouve pas les infortunes des époux de tes filles spirituelles. Sais-tu, Pernichon, que Jean, mon neveu, s’est cassé la jambe prosaïquement dans un corridor d’hôtel à B[ordeau]x? Sa femme était pourtant là et n’a pu conjurer le sort.

Je n’ai pas mis le P. Picard sur la liste, parce que, Pernet, tu étais indiqué et qu’entre le P. Picard et toi on eût pu balancer(2). Enfin, je te bénis, toi et toutes les Pernettes du présent et de l’avenir. Sur ce je m’arrête avec les sentiments dont mon coeur est pénétré pour tes vertus, Pernet.

E.D’ALZON.

Père Pernet.

1. Les T.D. datent cette lettre de *1874 au plus tôt*. Elle est à dater de la fin de décembre 1873. C’est alors que le P. d’Alzon a transmis sur la demande du P. Picard en accord avec le P. Pernet, pour l’application des décisions du chapitre de 1873, la liste des trois candidats proposés pour être délégué et supérieur ecclésiastique des Petites Soeurs de l’Assomption. Le vote eut lieu le 26 décembre 1873 et cette lettre du P. d’Alzon répond à une lettre du P. Pernet datée du 22 décembre 1873 (P. Touveneraud). 2. Voir *Lettre* 4919.