Pernichon de mon coeur,
J’agrée tes voeux pour la nouvelle année et tes pauvres prières, comme tu dis si bien. Tâche seulement que je n’éprouve pas les infortunes des époux de tes filles spirituelles. Sais-tu, Pernichon, que Jean, mon neveu, s’est cassé la jambe prosaïquement dans un corridor d’hôtel à B[ordeau]x? Sa femme était pourtant là et n’a pu conjurer le sort.
Je n’ai pas mis le P. Picard sur la liste, parce que, Pernet, tu étais indiqué et qu’entre le P. Picard et toi on eût pu balancer(2). Enfin, je te bénis, toi et toutes les Pernettes du présent et de l’avenir. Sur ce je m’arrête avec les sentiments dont mon coeur est pénétré pour tes vertus, Pernet.
E.D’ALZON.
Père Pernet.

