J’espère être à Nîmes sous peu, ma bien chère enfant, et mettre avec vous la main à l’exécution des excellentes résolutions que manifeste votre lettre. D’ici là, pensez à ce que vous voudrez avoir fait, quand vous paraîtrez devant le bon Dieu. La vie est courte; il importe de l’employer convenablement. Demandez à la Sainte Vierge la grâce de beaucoup aimer Notre-Seigneur. Vous avez trop peur du bon Dieu, qui veut être appelé notre père.
J’ai le désir de vous pousser un peu fortement; mais ce sera quand vous serez dans la disposition de bien obéir. Faites donc, ma bien chère enfant, des provisions d’obéissance et croyez à toute mon affection la plus paternelle.

