DERAEDT, Lettres, vol.11 , p. 58

Y a-t-il une censure ? – Un peu à court de sujets – L’enterrement de M. Cazaux.

Bien cher ami,

Que Dieu bénisse votre retraite et tous vos travaux! Le P. Hippolyte n’a pas compris une lettre, où je lui disais d’examiner s’il n’avait pas encouru les censures pour avoir permis au P. Vital de confesser, quand j’avais retiré à celui-ci tout pouvoir. C’était affaire entre lui et (pendant le Jubilé) son confesseur ordinaire, ce n’était pas affaire de supérieur à religieux. Tâchez, s’il vous en parle, de le tranquilliser, puisque tout confesseur peut l’absoudre (s’il y a lieu, pendant le Jubilé) de toute censure.

Nous sommes un peu à court de sujets. Nous comprenons la saignée subie à cause des alumnats et nous la sentons. Si l’Epineaux veut venir, qu’il vienne comme essai. Nous verrons si on peut [en tirer] quelque chose comme professeur. S’il porte la soutane, peut-être sera-t-il utile sous certains rapports. On s’occupera de Poncelet.

Je vous ai envoyé une note sur l’enterrement de M. Cazaux, aumônier protestant du lycée(2). Si vous n’y comprenez rien (j’étais très pressé), nous mettrons quelque chose dans l’Univers. Je vais mieux, et cette affaire me réveille(3). Des articles seront mis dans la Gazette de Nîmes. Je vous les enverrai.

Adieu, et trois cent mille fois à vous.

E.D’ALZON.

Quels certificats fournit Epineaux? N’est-il pas épineux?