DERAEDT, Lettres, vol.11 , p. 119

Je préfère Besson.

DR11_119
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DERAEDT, Lettres, vol.11 , p. 119
Orig.ms. ACR, AN 175; D’A., T.D.39, n.4, p.103.

Nîmes, le 8 juin 1875.
8 jun 1875
Nîmes
Evêché|de Nîmes

Mon cher ami,

Je ne puis guère comprendre votre télégramme. Gervais peut passer, s’il est appuyé. Voilà ce qu’on m’assure, mais en même temps on me dit que Guyol est impossible, malgré l’appui de Tarteron, Baragnon et surtout Larcy. On se plaint que vous agissez à part, mais le nonce témoigne toujours la plus grande confiance pour vous. Maintenant, si Guyol et Gervais sont irrésistiblement éloignés, je préfère Besson à d’Hulst et à de Broglie, à Le Rebours et même à Saivet, que sa santé empêchera de faire le bien. On parle de Callot; ce serait une catastrophe. Le nonce accepterait Fava(1). Mais quels sont les hommes que le nonce repousse? Lui-même m’a écrit, sans nommer personne; « des gens qui veulent arriver per fas et nefas« ; ce sont ses expressions.

Si vous pouvez fournir quelques détails, vous serez bien aimable. Adieu et bien tendrement vôtre.

1. Armand-Joseph Fava (1826-1899), évêque de La Martinique depuis 1871. Il sera nommé puis élu évêque de Grenoble aux mêmes dates que Mgr Besson à Nîmes : les 3 août et 23 septembre 1875.