Mon cher ami,
J’espère pouvoir vous donner le P. Francesco pour le mois d’août. J’approuve entièrement votre projet d’alumnat(1), mais les ressources? Toutefois, Mlle Jeanne Barre s’est mariée hier; je suis allé bénir le mariage et j’ai eu un cadeau, un calice et un ciboire pour les alumnats. J’aurai au besoin quelques ornements pour la future chapelle. Nous n’avons pas encore d’évêque. J’ai demandé quatre prêtres; ils sont tous trop bons pour le ministre. Que faire? J’en suis venu à Besson qui m’a donné des engagements écrits. A présent le Chapitre, uniquement parce qu’il ne veut pas de mon candidat, appuie M. d’Hulst, un Orléaniste de la plus belle eau… Qu’en résultera-t-il? Que M. d’Hulst, s’il est nommé, sera avant peu de temps mieux avec moi qu’avec qui que ce soit. Voilà à quoi ils peuvent s’attendre.
Depuis que ces lignes sont écrites, j’ai eu une bien profonde douleur. Il m’a fallu renvoyer à la Trappe le P. Jean-Marie(2), coupable de provocations réitérées sur un de nos alumnistes. Il avait eu d’autres reproches à se faire, à d’autres époques,- que nous ne connaissions [pas]. J’ai fait une circulaire(3) que je vous adresserai au premier jour pour vous, P. Athanase et P. Alexandre. Il est très probable que nous aurons pour évêque M. Besson.
Adieu. Je vous embrasse bien tendrement.

