Cher ami,
Ayez la bonté de faire mettre, comme pour la Revue des sciences ecclésiastiques, à la Revue de l’enseignement: imprimatur. E. d’Alzon, V.g. Nemausi, die…(1). C’est important désormais. Je vous [envoie] le rapport du P. Alexis sur Nice. Cela me semble très grave(2). Ne faudrait-il pas mettre P. P[ierre]-B[aptiste] à Arras et P. Maubon à Clairmarais? Voyez.
J’ai vu le Chalandre. C’est peu de chose; il s’enfoncera. Je laisse faire. Barnouin prétend que ma situation est superbe. Elle ne le serait [pas], si le discrédit de la maison était ce que dit le P. Emmanuel. Je crois qu’il s’est monté la tête.
Voici les questions que vous m’avez demandées(3); vous les ferez copier.
1° L’être, la vérité, la bonté, la providence de Dieu en face des erreurs modernes.
2° Les droits de Dieu dans le monde.
3° La révélation et la libre-pensée.
4° La morale du décalogue et la morale indépendante.
5° La mission de Jésus-Christ et l’ordre surnaturel.
6° Les bases de l’Eglise.
7° L’Eglise et l’Etat.
8° Le mariage civil et le mariage sacrement.
En voilà bien assez pour un hiver. Adieu, et tout vôtre.
E.D’ALZON.
Mercredi, réunion d’évêques à Avignon(4), pour voir ce qu’il y a à faire pour une Université. Nos conférences ont un beau succès, Frère Edmond en particulier. Je commence ce soir.

