DERAEDT, Lettres, vol.11 , p. 312

Je ne vous oublie pas dans votre douleur de la maladie de votre frère.

DR11_312
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DERAEDT, Lettres, vol.11 , p. 312
Orig.ms. ACR, AD 1700; D’A., T.D.24, n.1220, p.249.

Nîmes, le 19 décembre 1875.
19 dec 1875
Nîmes
Evêché|de Nîmes

Je vous aurais écrit hier, ma chère fille, quand j’ai appris la maladie de M. de Brou(1), si une ophtalmie gênante, quoique sans gravité, ne m’en eût empêché. J’ai dû parler pendant cinq jours à Montpellier sans écrire une ligne de note, et la lettre que je vous y ai écrite m’a assez gêné. Je ne veux pourtant pas vous laisser croire que je vous oublie dans votre douleur. Je voudrais être auprès de vous, je ne puis que beaucoup prier pour vous et pour votre frère. Le P. Picard m’écrit qu’il est en d’excellentes dispositions. C’est la plus grande consolation que vous puissiez avoir. Emmanuel est-il auprès de lui? Que je le plains d’être sans père à son âge! Mais vous êtes encore là.

Adieu, ma chère fille, avec tout le coeur dont je suis capable.

1. Louis Milleret de Brou, deuxième frère de Mère Marie-Eugénie, père d’Emmanuel et de Guitta, était tombé gravement malade chez des amis à Paris (Mère Marie-Eugénie, 16 décembre).