Merci de vos souhaits, ma chère fille, et de votre lettre! Vous avez donc à lutter. Mais mille fois tant mieux! C’est preuve que Notre-Seigneur vous juge capable de quelque chose. Aussi réjouissez-vous de lutter contre les mille petites misères qui vous obsèdent. Vous êtes traitée en fille courageuse; il y a de quoi se réjouir. Le voeu d’obéissance vous est très bon aussi, pour assouplir bien des petites misères de ma connaissance. Au fond, je trouve que Notre-Seigneur a une certaine délicatesse dans ses procédés avec vous, dont je serais bien fier à votre place.
J’espère vous voir d’ici à peu. Réservons pour cette époque ce que vous avez à me dire. Bien paternellement vôtre, ma chère enfant.

