Cher ami,
Décidez pour Clairmarais ce que vous croirez convenable. Je crois que nous pourrons vous donner quelqu’un au printemps(1). Vous ne me dites pas le nom de famille du Fr. Justin. Remerciez le P. V[incent] de P[aul] de sa lettre. Quant à Alais, je suis de votre avis. Seulement, comme je vous laisse libre pour Arras, parce que vous êtes plus près des lieux, je vous prie de permettre que je mène l’affaire d’Alais de façon à me faire un ami très chaud de l’évêque, [qui] est admirable pour nous. La chose ira toute seule(2). Seulement, il faudra trouver l’intérêt de la dette. Qui le fournira?
Baragnon est parti ce matin pour Uzès. Le duc s’est désisté de la plus mauvaise grâce(3), sous l’action de sa femme et des Boyer; ceux-ci se perdent à Nîmes, eux et leur comité. Je pousse au terrain catholique, qui est celui sur lequel vous avez fait passer M. de Fontarêches à Saint-Gervasy(4), mais les blancs purs n’en veulent pas.
Voulez-vous ma retraite pour la semaine de la Passion? L’évêque vous demandera l’hospitalité à la fin de la semaine de Pâques pour quatre ou cinq jours(5).
Adieu, et bien à vous.
E.D’ALZON.
Boyer est très compromis par Manse. Celui-ci profite de la fureur suscitée contre celui-là par son procédé contre Blanchard(6).

