DERAEDT, Lettres, vol.11 , p. 380

Posez-vous comme si vous étiez depuis cinquante ans Petite-Soeur – Mort d’Augustine Correnson.

DR11_380
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DERAEDT, Lettres, vol.11 , p. 380
Orig.ms. ACR, AP 430; D’A., T.D. 34, n. 77, p. 120.

Nîmes, le 19 mai 1876.
19 may 1876
Nîmes
Evêché|de Nîmes

Je vous engage, ma chère fille, à vous poser comme si vous étiez depuis cinquante ans Petite-Soeur. C’est le meilleur parti pour ne pas trouver de difficultés. Dieu vous fait une grande grâce, et vous savez que les ouvriers de la dernière heure peuvent être récompensés comme ceux de la première.

Juliette, à qui j’ai appris votre détermination, a un peu pleuré, puis a trouvé que vous preniez le bon parti. Je suis un peu bouleversé par la mort de Mlle Augustine Correnson, qui a rendu le dernier soupir ce matin, un peu avant 4 heures(1). Quelle grâce Dieu vous fait de vous donner le temps de vous sanctifier!

Adieu, ma fille. Je suis souffrant, et si vous étiez à Nîmes, peut-être vous ferais-je appeler pour me soigner.

Bien à vous en Notre-Seigneur.

1. La soeur de Mère Emmanuel-Marie avait 32 ans.