Mon cher ami,
Merci de vos voeux. Je vous souhaite, moi, une très sainte année. J’ai vu avec plaisir les lettres de vos enfants; il y en a de très bien. Faites prier pour nos Pères, Frères et Soeurs de Bulgarie; ils sont en ce moment exposés à bien des dangers et je ne sais comment ils se tireront d’affaire, avec tous les bruits de guerre qui nous font redouter un triste avenir pour la Bulgarie. Evidemment il y aura du sang répandu. Toutefois le gouvernement turc constate que les catholiques sont ses sujets les plus fidèles, et, dans une collision, peut-être sont-ils ceux qui auront le moins à redouter.
Mille tendresses au Fr. Polycarpe d’abord, et puis aux autres Frères. Bien à vous en Notre-Seigneur.
E.D’ALZON.
Vous ne faites pas attention que vos lettres dépassent le poids; il faut payer double.

