DERAEDT, Lettres, vol.12 p. 64

Si Paris ne peut soutenir la *Revue*, Nîmes ne le fera pas – Le P. Marquigny – Alais – Le P. Laurent est souffrant.

DR12_064
5880
DERAEDT, Lettres, vol.12 p. 64
Orig.ms. ACR, AF 189; D’A., T.D. 26, n. 574, p. 159.

Nîmes, le 18 mars 1877.
18 mar 1877
Nîmes
Evêché|de Nîmes

Bien cher ami,

Ma décision est bien nette. Si Paris ne peut soutenir la Revue, Nîmes ne la soutiendra pas. Reste à la laisser tomber. Qu’elle meurt de sa belle mort(1). Je vois tous les jours que ce qui est bon à un temps ne l’est pas à un autre.

Je vous renvoie un certificat qui vous sera utile. Je dois vous dire que le P. Marquigny a été traité au Congrès de Lyon(2) bien durement et que, selon deux évêques, il ne mériterait pas qu’on lui confiât une paroisse de 200 âmes. Merci du résultat de l’examen. A Alais cela [va] merveilleusement. En décembre, la moyenne avait été 2 1/2; cette fois, elle s’est élevée à 4 1/2. Adieu, et bien vôtre.

E.D’ALZON.

Voilà huit jours que P. Laurent ne dit pas sa messe, à cause d’un rhumatisme au bras droit.

1. Le P. d’Alzon répond au P. Picard qui a écrit le 16: « Le P.Germer désire vivement la continuation de la *Revue*; le P. Géry la trouve indispensable; le P. Bailly hésite, mais la caisse n’hésite guère et je me fais son organe ». Le 6 mai, dans une lettre au P. Emmanuel, le P. Géry plaidera encore éloquemment la cause de la *Revue*. Mais le sort en était jeté: le n° 72 (avril 1877) fut le dernier de la deuxième série de la *R.E.C.* 2. La réunion des évêques qui se sont rattachés à l’Université de Lyon, ou de leurs délégués. Elle a eu lieu le 6 mars (v. *Lettre* 5876).