Cher ami,
Veuillez dire au P. Germer que j’ai envoyé par Fr. Boulet tous les papiers de Rome. On ne m’avait parlé de rien. Au moment de mon départ, j’ai reçu un paquet d’indults pour le P. Picard. Je l’ai pris sans seulement le regarder, puisque je n’étais au courant de rien et que je suis assez stupide pour ne pas deviner, quand on ne me prévient pas. Que je vous plains d’avoir affaire à des auteurs(1)!
Du reste, résolution de prendre les candidats du maréchal, ni plus ni moins. Aujourd’hui, fête des Innocents(2). Il paraît que les électeurs sont assez disposés ici à bien voter en masse. La République a l’oreille basse(3).
Mgr Thomas est très repoussé à Rome. M. Guibert y baisse très considérablement. Je félicite les diocèses, dont ne veut pas M. Le Rebours(4). M. Richard devient bon, car jadis, quoique saint, il déclarait mauvais esprit tout séminariste de Nantes voulant aller étudier à Rome(5). Faites comprendre au P. Galabert, s’il n’est déjà parti(6), que sa manière de faire est absurde. Quand il y a danger à Andrinople, il me semble qu’il devrait y être.
Adieu. Totus tibi.

