DERAEDT, Lettres, vol.12 p. 182

Varia – Pour Mercurelli, la guérison est le signe demandé – L’innocence du prêtre assassiné par un mari jaloux – Je crois entrer dans une voie de pacification.

Cher ami,

Vive la Sainte Vierge qui fait le miracle de l’enfant prodigue(1)! Où donc était-il allé? Ci-joint une note de Mère M[arie] du-Saint-Sacrement. La réponse des novices(2) n’arrivera que demain ou après. Votre demande est remise. P. Laurent vous écrira, mais ce qu’il dit sur Fr. Emilien est à mes yeux pure gasconnade, et pas plus. Quant au Fr. Maxime, est-il guéri définitivement? Et Soeur Judith, l’Oblate, a de trop belles joues. Je vous assure que je serais allé à Lourdes, mais il y aurait eu des misères à éviter pour un plus grand bien. Je suis très heureux du succès du P. Emmanuel. Raison de plus pour ne pas tuer un tel sujet(3).

Mercurelli, à qui j’avais écrit pour savoir si, après ma prière à la Sainte Vierge, après votre départ, pour la prier(4) de me donner un signe qu’elle voulait que je m’occupe de la Russie, me répond une lettre de plus de six pages, que je ferai copier pour vous la communiquer, et où [il] me donne son avis catégorique, disant que la guérison de l’Oblate est à ses yeux un signe évident, et que cette Congrégation est bénie pour cela.

Pourriez-vous faire dire à l’Univers que, si les journaux parlent de l’assassinat d’un prêtre tué par la jalousie d’un mari, on peut répondre qu’aujourd’hui l’innocence du prêtre est entièrement démontrée aux yeux de tous? J’écris un mot au P. M.-Augustin.

Adieu, bien que j’aie mille choses à vous dire, celle-ci surtout que je crois entrer dans une voie de pacification, que Dieu, je l’espère, rendra utile à la Congrégation. J’ai à vous parler beaucoup des alumnats.