Ma chère fille,
Je vous ai écrit hier, croyant que Georges Maurin s’entendait avec sa tante Juliette. Pas du tout, Juliette dit: « Amélie a des droits, on les respectera, et elle aura tout ce qui sortira de la faillite à son profit ». Ceci a amené une scène de larmes comme de raison. Je n’y comprends plus rien et vous engage à laisser poursuivre les affaires, qui au fait ne seront liquidées que dans quatre ans, au moins selon Juliette.
Adieu, ma fille. Tout à l’heure, à la messe, j’ai bien prié saint Michel de ne venir vous prendre que quand vous aurez tout arrangé. Ne vous pressez pas.

