Votre lettre de l’Expectation(1) m’arrive, je vous écrivais mes voeux de bonne année. C’est court, mais on a des visites. Donc ne vous fâchez pas trop, si je suis bref.
Vos considérations sont sublimes. Comme vous, je crois peu à une campagne furieuse. Comme vous, je crois que Dieu est trop bon et que, pour me servir d’une expression de Baragnon dans un procès qu’il a plaidé samedi à propos de Paul Dufau, Dieu devrait nous envoyer avec son pied dans le dos la dernière expression de son mécontentement.
Votre frère prêche à Alais avec ses succès ordinaires, il a un don pour cela. Sur ce je vous dis bonjour, mon prône renfermant mes voeux anticipés(2).
Addio, et totus tibi.

